Ô triste dryade

 

Flèche dans mon cœur, arbre sur la tête

Des milliers de pleurs, des espoirs en miettes

Moins de vie encor, Soleil Couronné !

 

Ô Astre Absurde, daigne me pincer !

Pour qu’on y soit bien, sur le seuil du vent

A sonner les cors, vomir les serpents

 

Débarras d’amour, boniments dans l’air

Entonne ton cor, souffle la misère

Et laisse le gouffre infini manger

 

Tous tes vers dodus, ultimes pensers

Saisis donc le cor, lumière viendra

En faisceaux bourrus, sur l’océan plat

 

C’est ici fini, ô triste dryade

Donne-moi ton cor, et faisons l’aubade

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About cesarlhermite

« Alors je me suis fait marquis du marquisat de moi-même et j’ai bâti mon cœur comme une tour ». Léon Bloy.

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