Sensible vapeur…

Sensible vapeur, luisant sous mon crâne,
Fait rire quelquefois des ouvriers.
Ils se gaussent bien fort, comme des ânes,
Câlinent ma honte d’un œil niais.

Un aqueduc lointain, perdition
De tous les rires, tombeau scandaleux
Des fleurs aimées, s’en va, mystérieux,
Sous les brumes sauvages de Typhon.

Un rêve s’éteint toujours dans l’azur,
Ou parfois, c’est plus rare, dans la fange ;
Mais, calfeutré dans ma robe de bure,
J’aurai part au bonheur des plus doux anges.

Sensible vapeur, outrage au soleil,
Se perd dans l’horizon du soir vermeil.

Publicités

About cesarlhermite

« Alors je me suis fait marquis du marquisat de moi-même et j’ai bâti mon cœur comme une tour ». Léon Bloy.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :