« Volé par l’Aquilon »

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Impatience ! Fureur ! Tout au monde est parfait

Mais comment pourrais-je ne pas le conspuer,

Voyant ces géants sots compris dans la matière ?

Comment ne pas haïr ces esclaves de bières ?

Ce que je veux écrire est un simple poème

Un poème de sang, rouge comme la rose

Amoureux à tout rompre, et d’un charme bohème

Foudroyant dans le cœur, et qui peut et qui ose

L’hydromel m’échappe, volé par l’Aquilon

Mes loisirs sont de paille, et mes pensées de plomb

L’échec des époques me pèse sur l’épaule

Cessent les fantasmes, se défasse mon col !

En aurons-nous fini, quand tout aura passé

De ces laideurs tapies, des respirs éludés

Où nos regrets s’enfuient, purs comme des enfants

Au pied des hébétés, le Peuple des souffrants ?!

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About cesarlhermite

« Alors je me suis fait marquis du marquisat de moi-même et j’ai bâti mon cœur comme une tour ». Léon Bloy.

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